Festival Regards croisés / Gazetta !

En mai 2009 et mai 2010, j'ai chapeauté le journal du festival Regards croisés. Interviews d'auteurs, de traducteurs, annonce des réjouissances ou analyse de spectacle ; tout est bon dans la gazette.

Une pièce toute en baie vitrée avec en son centre une grande table. Pas n’importe quelle table. Un reste de décor. C’est autour de cette table que nous nous réunissons chaque matin à 9h pétantes. Nous, c’est à dire le comité de rédaction du journal festivalier de Regards croisés

Le comité de rédaction est en place. Selon les années, nous sommes quatre, cinq, huit, six, deux. Nous, c’est à dire, les étudiants de l’université Stendhal de Grenoble et moi. Chaque matin, nous avons la lourde charge de constituer un journal pour le soir même.

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Le premier jour, il nous faut aussi trouver le titre du journal qui paraitra six à huit fois, selon les années. En 2008, le thème du festival, c’était « On déserte ! ». Au terme d’une espiègle réflexion, nous avons baptisé le journal Le Labyrinthe. En 2009, le thème, c’était « Hé ! Hé ! ». Après de longues tergiversations, nous avons opté pour un tout simple La Gazette (les deux premiers numéros sont en annexe).

Qui sera présent sur le festival ? Quel auteur, traducteur, éditeur, agent artistique ? Les auteurs qui ne sont pas là peuvent-ils être sollicités à distance ? Quel papier de fond est-on susceptible de produire ? Qui s’occupera de rendre compte des lectures de la veille ? Interrogerons-nous les spectateurs ? Parlerons-nous du collectif qui organise cette manifestation ? Une fois répondu à toutes ces questions, nous avons une idée du nombre d’articles possibles, et nous pouvons dresser une première maquette du journal.

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La journée passe vite. Je m’enferme dans le bureau du fond avec l’auteure Laura Wade et la traductrice Dominique Hollier, tandis que Manon écrit un papier de fond, que Julie court interviewer l’auteure Marie Dilasser, et que Myrtille fait des recherches sur l’Oulipo pour la lecture du texte de Jacques Jouet. Charles arrive en fin de matinée et déjà il commence à maquetter les premiers articles finis. Sur le coup de midi, je m’isole pour écrire un édito. L’après-midi, c’est la course. Il faut boucler avant 17h pour pouvoir imprimer ensuite au Copytop du coin. 

Lorsque nous arrivons, les bras chargés de papiers chauds, les spectateurs attendent déjà devant l’entrée du Théâtre 145, à deux pas de la gare de Grenoble. La mine ravie nous donnons, la mine ravie, ils reçoivent.

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Commentaires

1. Le dimanche, novembre 14 2010, 22:30 par thibault fayner

je mets en annexe deux numéros de la gazette. les deux autres sont disponibles sur le site du Troisième Bureau.