Colloque "Corps et voix" / Université d'Arras / Table ronde avec Eugène Durif

Du 12 au 14 novembre 2011, Sandrine Le Pors et Pierre Longuenesse ont organisé un colloque de réflexion intitulé "Corps et voix". A cette occasion, j'ai été invité à venir partager une table ronde avec Eugène Durif.

Petite virée dans Arras. Ville franchement belle. Sur la Place des Héros ou sur la Grand Place, les toits des maisons forment des créneaux directement projetés contre le ciel. Ville dont j'aurais voulu connaître l'histoire avant de m'y rendre. Comme je n'en ai aucune idée, je suis dans son hyper-présent saturé de signes du passé : ruelles pavées / agence de téléphonie mobile, beffroi médiéval / campus universitaire hyper moderne. 

C'est à l'université justement que je me rends. Un colloque. J'ai des souvenirs embrouillés de colloques. Un à l'Ecole Normale Supérieure de Lyon, l'autre au Théâtre de la Colline à Paris. C'était il y a près de 8 ans. J'en garde une impression de confort. Ils pensent. Nous pensons. Ca rassure. Ca donne confiance en l'avenir de sa pensée. 

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J'arrive donc à l'université d'Artois dans de bonnes dispositions. Je me glisse dans la salle, au milieu d'une intervention, et à peine suis-je assis, que je ressens le même confort qu'autrefois. Je me sens privillégié d'être au milieu de gens qui pensent. Je me sens heureux d'être dans un espace et dans un temps consacré à l'exercice intellectuel. 

Je n'ai pas traîné dans les rues d'Arras. Je n'ai pas pris le pouls de la ville la nuit. Après les multiples communications, à peine le temps de repasser à l'hôtel avant d'aller assister, un soir à une représentation, le lendemain au dîner de clôture. Pourtant je sais des choses d'Arras. Je sais qu'il existe un petit café à la sortie de la gare, il s'appelle L'Express. Je sais que le patron y est plus aimable que la patronne. Je sais le chemin qui va de l'Express à l'université. Je sais le pont, la longue boucle de la route, je sais le trottoir qui longe le parc et je sais aussi l'autre trottoir qui ouvre à un moment sur une ferme pleine de poules. Je sais les rues qui croisent des avenues qui sans doute plus tard croiseront des rocades, des autoroutes. Je sais les visages plutôt embourgeoisés. Je sais les voix plutôt populaires. Je sais qu'on laisse traverser les piétons. Je sais qu'il y a un ascenseur qui mène au beffroi mais je ne l'ai jamais trouvé. Je sais qu'il est un bar central qui fait office de QG pour les étudiants et les profs. Je sais que les bâtiments de l'université portent des lettres mais on dit le cube pour parler du bâtiment en forme de cube, idem pour la boule, la pyramide etc. Je sais que bon nombre des étudiants d'ici n'ont pas la vie simple. 

Je suis monté sur scène et nous avons parlé une bonne heure et demi tous les trois. Le corps. La voix. Ces fondamentaux. Les étudiants ont proposé des extraits de nos pièces. Au final, ça m'a semblé un joli exercice de réflexion collective. 

Commentaires

1. Le jeudi, octobre 4 2012, 04:47 par foamposites for sale

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